Neurofeedback par cabinet developmentaria cabinet de psychologie par Pauline Grandjean psychologue docteur spécialisée dans les enfants, adolescents et jeunes adultes à Evreux Évreux dans l'eure normandie

Le neurofeedback est une pratique qui est très utilisée au Canada et qui commence à se développer en France. Ce n’est pas un traitement médical, il s’agit d’un entrainement cérébral, d’un apprentissage pour réguler son cerveau.

C’est une méthode douce, non invasive où la personne est active. L’intérêt de cette technique est qu’elle repose sur le principe du renforcement positif : le patient doit chercher des stratégies pour atteindre un objectif fixé qu’il visualise en temps réel.

Le neurofeedback est utilisé pour aider dans les cas suivants :

Comment fonctionne le Neurofeedback ?

Le suivi neurofeedback commence par une évaluation du fonctionnement neuroélectrique du cerveau.

En fonction de l’évaluation initiale, un protocole d’entraînement est ensuite établi.

Pour la séance d’entraînement, des électrodes sont placées sur le cuir chevelu et les oreilles de la personne puis reliées à un ordinateur qui va représenter visuellement sur l’écran l’activité cérébrale.

La personne est ensuite invitée à regarder une vidéo et à écouter une musique. Le but de l’exercice consiste par un travail cognitif (mental) à faire évoluer l’image sur l’écran et le son.

Par essais et erreurs successifs, le cerveau va finir par trouver les meilleures stratégies mentales pour atteindre le but fixé et fait donc un « apprentissage » de la nouvelle façon de fonctionner.

cabinet developmentaria cabinet de psychologie par Pauline Grandjean psychologue docteur spécialisée dans les enfants, adolescents et jeunes adultes à Évreux Evreux eure normandie

Je vous invite à découvrir cet article publié dans santé magazine et rédigé par Emmanuelle Blanc, Dr Jean-Arthur Micoulaud-Franchi (psychiatre et neuro-physiologiste, hôpital Sainte-Marguerite, Marseille) et Dr Olivier Pallanca (psychiatre et neuro-physiologiste, hôpital de la Pitié-Salpétrière, Paris) :

Le neurofeedback,
ou comment contrôler son cerveau pour traiter des maladies

Serait-il possible, en modifiant son activité cérébrale, de traiter des troubles neurologiques ou psychologiques (hyperactivité, épilepsie…) ? C’est ce que propose le neurofeedback, une technique appelée à se développer tant ses résultats sont prometteurs.

Le concept du neurofeedback est né dans les années 40, après que des chercheurs ont découvert, grâce aux enregistrements réalisés par électroencéphalographie (EEG), qu’il était possible de modifier son activité cérébrale. Beaucoup d’études ont depuis été publiées, principalement aux États-Unis et en Allemagne, pour évaluer cette technique dans des situations concrètes.

Trouver les bonnes fréquences électriques émises par le cerveau

Pour comprendre comment fonctionne le neurofeedback, il faut d’abord savoir que le cerveau émet des signaux électriques qui, selon leur fréquence, peuvent caractériser certains de nos états mentaux. Lorsque, par exemple, nous sommes dans un état calme et détendu, c’est la fréquence dans la bande alpha qui domine ; mais en état de vigilance et de concentration, c’est plutôt la fréquence dans la bande bêta.

Le principe du neurofeedback est d’apprendre, grâce à des exercices visuels ou auditifs, à “brider” certains de ces signaux et à en stimuler d’autres, selon l’effet thérapeutique recherché.

« S’il s’agit d’un trouble du déficit de l’attention ou de l’épilepsie, l’objectif est d’augmenter l’activité cérébrale dans la bande fréquentielle bêta pour accroître la vigilance, dit le Dr Jean-Arthur Micoulaud-Franchi, créateur de l’électroencéphalographie (EEG et du Biofeedback. À l’inverse, dans certains troubles du sommeil ou pour contrôler le stress, c’est la bande fréquentielle alpha qu’il faut amplifier. »

L’intérêt de cette technique est qu’elle repose sur le principe du renforcement positif : « Comme le patient doit chercher ses propres stratégies mentales pour atteindre l’objectif et qu’il “visualise” leur efficacité en temps réel, il réalise qu’il est capable de modifier son activité cérébrale et, ainsi, d’améliorer lui-même sa santé et son bien-être. »

Le déroulement d'une séance de neurofeedback

Le neurofeedback efficace sur l'hyperactivité et l'épilepsie

De nombreuses études ont validé l’efficacité du neurofeedback comme thérapeutique complémentaire dans le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDHA), au point qu’il a été recommandé par l’Académie américaine de pédiatrie : « Il améliore nettement l’inattention et l’impulsivité, et, dans une moindre mesure, l’agitation », rapporte le Dr Micoulaud-Franchi.

Il donne aussi de bons résultats sur les épilepsies résistantes aux médicaments : « Des études, dont une que nous sommes en train de conduire, ont montré que cette technique diminuait la fréquence des crises chez deux tiers des patients. »

Le neurofeedback, une piste pour l'insomnie, l'autisme, la dépression…

Les applications du neurofeedback encore marginales en France

Contrairement à des pays comme les États-Unis, l’Allemagne ou encore les Pays-Bas où de nombreuses consultations sont déjà ouvertes, la technique n’est encore que timidement proposée en France, notamment dans deux centres hospitaliers universitaires (Pitié-Salpétrière, à Paris, et Sainte-Marguerite, à Marseille) et quelques cabinets de psychologues et psychiatres, rares et difficiles à trouver.

À ne pas confondre toutefois avec les “thérapeutes”, beaucoup plus nombreux, qui utilisent NeurOptimal, une méthode qui se réclame du neurofeedback dynamique mais qui ne répond pas à ses principes : des enregistrements par EEG et un sujet actif, qui fournit un effort mental. Or, cette méthode est présentée comme pouvant soigner de nombreuses pathologies bien souvent sans preuve scientifique à l’appui. Enfin, une start-up française, myBrain, a mis au point Melomind –  pas encore en vente –, un casque connecté à un smartphone, qui permet de contrôler son activité cérébrale et de réguler son stress en écoutant de la musique à basses fréquences.